Détours Andins

Par
Suivez les aventures de Claudine et Vincent à travers les Andes
Du 31 décembre 2018 au 28 février 2019
60 jours
Dernière étape postée il y a 143 jours
Publié le 17 décembre 2018

C'est un de ces soirs, un de ceux qui se passent autour d'un verre de vin et d'un jeu de société, que nous a pris l'envie de partir. Et, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous avions choisi la destination : l'Amérique latine. Plus précisément, les Andes.

Alors nous voilà, 6 mois plus tard, à deux semaines du départ et presque prêts !

Deux mois, c'est le temps qu'on a pour découvrir, en partie, ces 4 pays qui nous font rêver : le Pérou, la Bolivie, l'Argentine et le Chili (enfin, un tout petit bout du Chili).

À deux semaines du départ, nous sommes impatients de découvrir Cuzco, capitale des Incas, le Machu Picchu, qu'on ne présente plus, le lac Titicaca, l'Altiplano, la magnifique ville de Sucre, Salta, les bons vins de Mendoza, Buenos Aires (petite pensée pour Carla que nous verrons certainement là-bas), Santiago et l'unique Valparaiso...

Parce que deux mois, c'est long et que l'autre bout du monde, c'est loin, on a décidé de partager avec vous nos aventures.

Rendez-vous le 31 décembre, jour du départ !

31
déc
31
déc
Publié le 2 janvier 2019

Après près de 17h de voyage, le survol de l'Amazonie et des Andes, nous arrivons enfin à Lima. Nous sommes le 31 décembre, il est 19h, heure locale, et nous avons bien l'intention de fêter une seconde fois la nouvelle année (nous avons déjà eu l'occasion de fêter le passage en 2019 dans l'avion, heure française).

Nous décidons de passer la soirée à Miraflores, au sud de Lima, où nous logeons. Le quartier est très moderne, surtout les quelques rues qui surplombent l'océan. Un peu plus à l'intérieur des terres nous trouvons le parc Kennedy entouré de bars. La calle Berlin, attenante au parc, attire notre attention : elle cumule un nombre impressionnant de débits de boissons au mètre carré. L'ambiance y est... bruyante et assez oppressante. D'ailleurs le bruit est partout à Lima, on comprend vite que ce n'est pas ici que l'on va se ressourcer !

Le lendemain nous nous rendons dans le centre historique, ces quelques rues aux façades coloniales sont assez jolies mais nous paraissent assez "fausses". Elles laissent transparaître la richesse passée de cette ville, mais les étages supérieurs ne sont bien souvent plus que des façades vides et abandonnées...

Nous assistons à quelques défilés traditionnels avant de partir visiter Barranco, le quartier bohème de Lima. Nous avons un coup de cœur pour cet endroit très dynamique et nous ne sommes pas les seuls, pour la première fois depuis le début de la journée nous croisons du monde, beaucoup de monde, dans les rues. Nous tombons amoureux de la petite bibliothèque, sur la place principale, qui a un charme fou.


3
janv
3
janv
Publié le 7 janvier 2019

Après ces quelques jours dans la capitale Péruvienne, nous partons pour un voyage de 17h dans un bus de nuit. Contrairement à ce que l'on peut penser, le temps passe assez vite : les compagnies proposent des voyages dans des bus ultra modernes avec un service similaire a celui d'un vol long courrier.

Nous arrivons de bon matin à Arequipa où nous passerons les deux prochaines journées.

Arequipa, deuxième ville du pays, possède un centre ville plein de charme. Même si ce dernier est très touristique et regorge d'échoppes vendant pulls en alpaga et autres souvenirs à destination des étrangers de passage, nous avons adoré nous perdre dans ses rues et dans les enchaînements de petites cours intérieures.

Le centre ville a été bâti en utilisant une pierre locale qui vaut à la ville sont surnom de cité blanche. L'architecture typique lui a aussi permis de résister aux tremblements de terre, très communs dans cette région volcanique. Malheureusement pour nous, les volcans tout proches n'ont pas daigné sortir leurs têtes des nuages.

Nous sommes particulièrement tombés sous le charme du marché couvert San Camilo foisonnant d'étales de toute les couleurs.

5
janv
5
janv
Publié le 8 janvier 2019

Cusco, capitale des incas. Nous avons le souffle coupé dès la sortie du bus, pas tant pas la beauté de la ville (que nous découvrirons plus tard) que par l'altitude à laquelle nous nous trouvons (3 400m!). Le trajet à pied entre la plaza de armas et notre auberge tient d'un vrai parcours du combattant est s'avère épuisant. Il va nous falloir nous habituer à ces hauteurs.

Si nous avons trouvé Arequipa touristique, que dire de Cusco où nous sommes alpagué à chaque coins de rue ? La ville, bien que très belle nous paraît un peu muséifié. En méme temps, on peut s'y attendre tant cette destination est mythique.

La première partie de notre séjour ici est dédiée à la découverte des ruelles typiques de la ville. Les espagnols ont décidé de garder les fondations de la ville inca pour bâtir la cité actuelle. Le résultat est étonnant, surtout au couvent Santo Domingo, construit sur l'ancien temple du soleil (lieu le plus important de l'empire inca).


Étant sur place pour l'épiphanie, le 6 janvier, nous avons eu la chance d'assister à différentes processions, ca change de la galette des rois !

7
janv

Pour commencer, nous tenons à nous excuser pour cette référence à Manau. Promis, nous vous en proposerons des plus intéressantes durant le reste du voyage.

Le 7 janvier nous nous dirigeons vers Ollantaytambo, première étape de notre incursion dans la vallée sacrée.

Si cette destination est avant tout connue pour être le point de départ vers le Machu Picchu, nous décidons d'y rester deux jours. Il faut savoir qu'Ollantaytambo est la seule cité de la vallée à avoir gardé son plan de ville inca. Un charme certain s'en dégage. Saison des pluies oblige, nous rencontrons notre premier orage et nous courrons nous réfugier à l'hôtel.

Le lendemain, le beau temps est de retour et nous en profitons pour faire une randonnée dans les ruines de Pinkuylluna. En plus d'être très intéressant, le site offre une super vue sur le village et les montagnes environnantes. Après ça nous décidons de suivre un petit chemin à l'écart du centre qui mène vers des terrasses incas encore utilisées aujourd'hui pour cultiver le maïs. Nous sommes ravis, d'autant que le chemin pour arriver jusque là est très joli.

Après cette balade, nous cherchons un collectivo pour rentrer à Cusco. Problème, nous sommes en début d'après midi et peu de gens sont déjà présents. Or, les collectivos ne partent qu'une fois plein. Il nous faudra donc attendre 3 heures et l'arrivée des trains en gare pour repartir. Heureusement, nous avons toujours un jeu de cartes dans la poche 😀.

9
janv
9
janv
Publié le 12 janvier 2019

Se rendre au Machu Picchu est toute une aventure car il n'est pas accessible par la route.

Deux solutions s'offrent aux voyageurs. La première, la plus simple mais au tarif prohibitif (160€ l'aller retour, plus cher que l'entrée sur le site !), est de prendre le train de Cusco ou d'Ollantaytambo jusqu'à Aguas Calientes, au pied du Macchu Picchu. La seconde, est de prendre un bus jusqu'à une station hydroélectrique, qui se situe au bout d'une piste, et de faire le reste à pied. C'est ce que nous décidons de faire comme la plupart des backpakers.

Après, 7 heures dans un minibus à grimper un col de 4 800m d'altitude et finir par une piste à flanc de falaise où il est parfois nécessaire de traverser des torrents (certains sont même restés coincés), l'aventure est loin d'être terminée. Il nous faudra encore marcher 2h30 le long de la voie ferrée pour rejoindre Aguas Calientes. Toutefois, ce chemin à travers la jungle nous offre de jolis paysages.

(Nous sommes désolés, les photos sont coincées sur l'appareil, vous devrez nous croire sur parole).


Le lendemain, debout 4h00. Aïe. Après nous être mis en tenue de rando, nous sortons de l'hôtel, petit déjeuner sous le bras.

La scène a tout du premier épisode des "Revenants" (on vous a promis de meilleures références, tadam). Des dizaines de marcheurs courageux se rejoignent en silence, lampes torches a la main, au premier check point qui ouvre à 5h00.

De là, il nous faut grimper 400m de dénivelée sur des marches irrégulières pour arriver à l'entrée du site. Après une heure de "mise en jambe" pour Vincent et de calvaire pour Claudine nous voici enfin aux portes d'une des sept nouvelles merveilles du monde.

Nous ne prenons pas tout de suite le temps de visiter car nous avons fait le choix de gravir la Montana, qui surplombe le site. C'est reparti pour 600m de dénivelée. La montée relève de l'exploit tant elle est dure. Après 1h30 d'effort, nous arrivons enfin face à... un beau brouillard. Nous sommes un peu déçus.


Heureusement d'autres français sont là et nous décidons de partager gâteaux et chocolats avant de redescendre. Bien nous en a pris puisque quelques minutes plus tard...

Au bout d'un certain temps, nous redescendons visiter les ruines mais nous ne sommes pas les seuls !

Nous sommes émus face à la beauté du Machu Picchu et nous passons le reste de la matinée a déambuler dans les allées.

Nous venons de passer une journée inoubliable et en avons pris plein la vue !

12
janv
12
janv
Publié le 19 janvier 2019

Notre dernier jour dans la région de Cusco est dédié à la découverte des Salineras de Maras.


A 400 km de la mer, un splendide spectacle nous attend. Ces salines en terrasses, taillées dans la montagne, datent de l'ère pré-inca et sont toujours exploitées.

Quelle belle manière de quitter, presque à regret, cette région chargée d'histoire !

13
janv
13
janv
Publié le 20 janvier 2019

Après 7 heures de bus à traverser l'Altiplano Péruvien, nous voici arrivés à Puno.

Cette ville, sans trop de charme, n'a d'autre intérêt que d'être situé au bord du lac Titicaca. Elle est le point de départ de nombreuses excursions dans la région.

C'est sur les îles flottantes du peuple Uros que nous décidons de nous rendre en premier.

Du temps des Incas, les Uros étaient un peuple ennemis qui, pour ne pas être envahit, s'est réfugié sur le lac. Ces derniers y ont construit des îles flottantes grâce aux roseaux présents aux alentours.

Des gens y vivent toujours aujourd'hui, nous apprendrons plus tard que le peuple Uros n'existe plus et que les îles sont maintenant exploitées uniquement à des fins touristiques. La visite se fait un peu au pas de courses et les explications nous paraissent plutôt rapides.

Toutefois, nous sommes sincèrement content d'être là. La sensation de marche est assez étonnante et l'odeur nous a rappelé celles des foins.


En fin d'après-midi, nous buvons un café dans l'arrière cour d'une maison coloniale. Le café corregidor, plein de charme, nous réconcilie avec Puno, à tel point que nous décidons d'y retourner le soir.

Faire des trucs bien touristiques, ok, mais pas tout le temps. Aujourd'hui, nous n'avons pas envie de prendre le bateau pour nous retrouver avec une flopée d'autres gens sur une île qui a perdue un peu de son âme. Du coup, nous grimpons dans un collectivo direction Llachon, magnifique village paysan situé sur la péninsule Capa Chica.

De là, nous pouvons apprécier la beauté du lac et des cultures traditionnelles en terrasse. Les ânes y côtoient les moutons (et les chiens, au grand dam de Claudine).

Après cette journée, nous nous apprêtons à passer en Bolivie. L'heure est au bilan. Le Pérou est un pays qui nous a sincèrement touché. Nous garderons en mémoire la gentillesse de ces habitants.

17
janv
17
janv

Depuis Puno nous prenons un bus direction Copacabana. Le passage de la frontière se fait plutôt facilement : on vérifie à peine nos passeports et on nous donne une autorisation de séjour de trente jours, ce qui est bien assez.


Nous ne restons qu'une nuit à Copacabana, notre objectif étant la Isla del Sol.


Selon les Incas, cette île serait à l'origine du monde. Elle est en tout cas un peu en dehors du temps. Ici, pas de route, seulement des chemins escarpés qui grimpent vers des maisons perchées dans les hauteurs. Seuls des ânes permettent de les ravitailler.

L'ascension jusqu'en haut du village, 4060m d'altitude, est très difficile. Mais, encore une fois, l'effort en vaut la peine. La récompense ? Une vue à couper le souffle sur l'île, le lac et les montagnes environnantes.

En tout cas, les habitants de l'île semblent savoir prendre le temps de vivre...

19
janv
19
janv
Publié le 25 janvier 2019

C'est le soir que nous arrivons dans la plus haute capitale du monde (3 600m d'altitude !).

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le contraste est saisissant entre la sérénité qui régnait sur la Isla del Sol et le brouhaha constant de La Paz !

En effet, cette dernière nous paraît cahotique à tous les niveaux : la circulation est un enfer, il y a énormément de monde partout, la musique trop forte des magasins répond aux incessants bruits de klaxons. L'architecture n'est pas en reste : la ville a pris d'assaut de manière vertigineuses les montagnes aux alentours, les beaux édifices coloniaux sont pour la plupart à l'abandon, les immeubles modernes, mais pas fini, les remplacent peu à peu.

Notre première impression n'est clairement pas terrible. Pour couronner le tout, en une demie journée de balade de les rues, on a l'impression d'avoir tout vu et nous avons prévu de rester deux jours !


Pourtant, La Paz mérite qu'on s'y arrête. Si on prend le temps de sortir du marché "artisanal", bondé de touristes et d'échoppes tout sauf authentiques, on se retrouve dans le vrai marché de la ville. Ici l'anarchie est toujours de mise mais l'ambiance vaut le détour. Il couvre une dizaine de rues étroites où l'on peut trouver absolument tout ce qu'on cherche, ou ne cherche pas d'ailleurs. En tête, le marché aux sorcières.

La vrai bonne surprise fut le musée d'ethnographie et du Folklore, très ludique et qui possède de très belles pièces. Il se situe tout à côté de la place du 25 mai, lieu vivant et plein de charme.

Le lendemain, ne sachant trop que faire, nous décidons, un peu par défaut, d'aller visiter deux autres musées. Bien nous en a pris puisque, en plus de se trouver dans une jolie petite rue, ces derniers étaient très intéressants. Le premier est consacré aux instruments de musiques. Le second est en fait une galerie dédiée à l'artiste local Mamani Mamani, dont le travail nous a beaucoup plu.

21
janv
21
janv

Arriver à 6h00 du matin à Uyuni a quelque chose de très "western". Seuls des routards à sac à dos errent dans les rues désertes de la ville. Un seul lieu, aux allures de saloon, est ouvert. Il offre aux voyageurs un copieux petit déjeuner et une douche chaude (suffisamment rare dans la région pour rencontrer un franc succès). C'est là que nous nous arrêtons en attendant l'ouverture des agences touristiques. Car personne ne reste à Uyuni, c'est uniquement le lieu de départ des excursions vers le Salar et le Sud Lipez.

A 10h30 nous prenons la route, avec Elmer notre guide et quatre argentines, pour trois jours dans le sud de la Bolivie.


Premier arrêt : le cimetière de train. Historiquement, le sel extrait du Salar tout proche partait par train en direction du Chili. L'activité ayant fortement déclinée dans les années cinquante, les trains sont restés à la merci du désert.

Deuxième arrêt, le plus convoité : le Salar d'Uyuni. Plus grand désert de sel de la planète, il est encore exploité pour son sel mais surtout pour ses réserves en lithium.

C'est à couper le souffle...

L'horizon se confond avec le ciel, il ne reste plus qu'une blancheur éclatante à perte de vue. La perspective semble avoir disparue. Ce qui permet, en plus d'être impressionnant, de faire des photos drôles.

A certains endroits, une fine pellicule d'eau recouvre le sol. Le ciel s'y reflète alors comme dans un miroir. On reste sans voix face à la beauté de se spectacle.

A partir du deuxième jour d'expédition, nous quittons le Salar pour le Sud Lipez, partie désertique du sud du pays, qui recèle pourtant une grande diversité de paysage.

Nous avons l'occasion de voir plusieurs volcans, nombreux dans cette région et culminants à plus de 6000m d'altitude. On se demande comment il peut y avoir de la vie par ici, pourtant nous croisons pas mal de vigognes et de lamas.

Quelques lagunes, souvent habités par des hordes de flamands roses, ressortent toutefois du paysage désolé et minéral.

La dernière étape de cette exploration débute au lever du soleil, dans le cratère d'un volcan où des fumerolles blanches et à la (douce) odeur de souffre s'élèvent dans les airs. Nous sommes ici à 4 870m d'altitude, c'est plus haut que le Mont Blanc !

24
janv
24
janv
Publié le 30 janvier 2019

Potosi, ville de 100 000 habitants la plus haute du monde (plus de 4000m), est avant tout connue pour ses mines. Leur exploitations fut à l'origine de l'immense richesse de l'Empire espagnol et fit de la ville l'une des plus importantes du monde au 17eme siècle... Au prix, tout de même, de la vie de 8 millions d'Amerindiens et d'esclaves Africains !

C'est de la montagne du Cerro Ricco, qui domine la ville, que l'on extrait le minerai d'argent.

Toujours en exploitation aujourd'hui dans des conditions qui n'ont guère évoluées ces derniers siècles, les mines sont également un haut lieu touristique. Nous avons fait le choix de ne pas nous y rendre, car nous ne voulions pas participer à ce tourisme voyeuriste. Certains tour vont jusqu'à proposer de faire exploser de la dynamite dans les galeries alors que des ouvriers travaillent à côté pour des salaires de misère. Très peu pour nous...

Nous avons préféré passer une journée à arpenter les charmantes rues de la ville et à visiter la "casa de la moneda". Du 16eme siècle, jusque dans les années 50, des monnaies du monde entier y ont été frappées. On peut y voir les différentes machines utilisées au cours des siècles et découvrir l'histoire de l'exploitation du Cerro.

24
janv
24
janv
Publié le 30 janvier 2019

Nous arrivons en début de soirée a Sucre et décidons d'en profiter pour boire un verre en ville.

Nous nous retrouvons au Gobelin, brasserie artisanale tenue par un père et ses filles. L'ambiance est au rendez-vous : bonnes bières, bonnes pizzas, déco rock'n'roll et Bruce Springsteen en fond sonore. On y retrouverait presque l'atmosphère de nos adresses lyonnaises préférées, il n'y manque que les copains !


C'est le lendemain que nous partons à la découverte de la ville.

Notre auberge ne proposant pas de petit déjeuner, nous échouons au Condor, superbe petit bar restaurant associatif. Décidément, cette ville regorge d'endroits sympa pour faire bombance.


Parlons un peu de la ville tout de même !

Sucre est en fait la capitale officielle de la Bolivie, même si la plupart des institutions nationales se trouvent à La Paz. C'est une très charmantes ville bourgeoise qui contraste énormément avec tout ce qu'on a pu voir du pays. L'atmosphère y est calme et détendue, nous en profitons pour nous reposer et nous perdre au millieu des échoppes du marché.

Sucre c'est aussi notre dernière étape bolivienne. Tout comme le Pérou, ce pays nous a touché. Nous avons aimé la beauté des grandes étendues sauvages, bien plus que celle des villes. Nous retiendrons la grande gentillesse désintéressée de ses habitants. Peut-être parce que moins habitués aux flux de touristes, beaucoup sont spontanément venus discuter avec nous de la Bolivie. Grâce a eux, nous en savons plus sur le pays et les temps d'attente aux terminaux de bus nous ont semblé beaucoup moins long. Merci.

27
janv
27
janv
Publié le 5 février 2019

C'est après presque 20h de bus et un passage de frontière à pied que nous arrivons à Salta, notre première étape en Argentine.


Ce n'est pas pour rien qu'elle est surnommée "la linda" (la belle). Tout de blanc vêtu, le centre historique a gardé son architecture coloniale que ses habitants ont sût mettre en valeur. La ville est très dynamique et regorge d'endroits ou s'asseoir à l'ombre et siroter une Salta (bière locale) bien fraîche. Avec la chaleur qu'il fait à cette altitude (seulement 1 200m au dessus du niveau de la mer), c'est bien agréable !

Il faut dire que la première chose qui nous a sauté aux yeux dès notre arrivée, c'est l'impression d'avoir changé de continent. On se croirait presque dans le sud de l'Espagne. La population y est beaucoup moins métissée et y vit "à l'Espagnole" (tout est fermé entre 14h et 17h, on mange tard et dans des bars / restaurants plutôt bobo). De plus, les lieux publics semblent plus entretenus et les Argentins ont l'air de vivre dans de meilleures conditions que leurs voisins du nord.

C'est clairement une autre partie du voyage qui commence pour nous, peut-être moins dépaysante mais tout aussi surprenante.


Au delà de ça, nous nous sommes laissé porté pendant deux jours dans cette ville au patrimoine religieux important et richement décoré (parfois à limite du too much).

29
janv
29
janv
Publié le 5 février 2019

Venir à Cachí, ce n'est pas de tout repos. Rien qu'en voyant le bus arriver au terminal, nous comprenons que le voyage sera épique.

Nous montons donc dans le bus et nous dirigeons vers les places qui nous sont assignées. Claudine, en s'installant, constate que le siège est humide. Elle comprend rapidement pourquoi : la climatisation fuit et de l'eau lui tombe régulièrement dessus. Décision est prise de changer de siège. Elle s'installe alors sur un des seuls encore disponible. Pas de chance, il est cassé. L'assise ne tient plus. On s'inquiète quand même un peu : et si le bus venait à freiner rapidement ? Inquiétude qui sera de courte durée puisqu'à peine 30 minutes plus tard, le bus rend l'âme. Il n'aura pas survécu à un arrêt aux feux tricolores. Après un peu d'attente un autre véhicule vient nous récupérer.

Le reste de la route se passe sans encombre dans un paysage montagneux exceptionnel. Nous y croisons des Guanacos.

Cachi est un village de montagne plein de charme, connu pour ses petites Bodegas. Celle de Miraluna produit un Malbec qui a ravi nos papilles.

Situé dans les vallées Calchaquiés, Cachi est peuplé depuis plus de 3000 ans. Le matin de notre arrivée nous souhaitons nous rendre au parc archéologique El Tero, où vivaient les Indiens Pulares. Ce qui s'avérera plus compliqué que prévu.

Ce qu'on ne vous a pas dit à propos de l'Amérique latine, c'est que les chiens vivent dans les rues. Ils ont beau être errants, ils sont plutôt pacifique et aiment à faire un bout de chemin avec les promeneurs, pour le plus grand plaisir des phobiques. Claudine a dû s'y faire et Vincent s'amuse à les surnommer "Bidou".

A peine sorti de Cachi, Bidou 207 et 208, se joignent à nous pour la balade. Problème, aux abords du site une meute de chiens s'approche de nous l'air menaçant. Nous comprenons vite que les Bidous ne sont pas les bienvenus par ici. N'écoutant que notre courage, nous faisons demi tour.

Midi sonne au clocher, nous nous arrêtons pic niquer espérant que nos compagnons se lasseront de notre présence et reprendrons leur route. Que nenni, ils nous attendent patiemment, couchés à nos pieds. Au bout d'un moment, les chiens endormis, nous tentons de les abandonner. A peine reparti, les voilà déjà sur nos pas. Seulement, la meute est toujours là et nous ne passerons pas tant que les Bidous nous suivrons. Vincent, plein autorité, se met à leur hurler dessus pour les faire fuire. Ils ne comprennent pas cette réaction et sont visiblement attristés mais nous laissent partir. Nous arrivons donc à passer à côté de la meute sans problème et à rejoindre l'entrée du site. Au loin, les aboiements redoublent. Nous sommes inquiets pour les Bidous et pensons qu'ils se sont pris une raclée. Même Claudine a de la peine.

Mais Bidou et Bidou sont plein de ressources, ils réussissent à contourner l'ennemi pour nous rejoindre et visiter les ruines avec nous. Nous ne cachons pas notre admiration. Finalement il nous suivrons sur plusieurs kilomètres jusqu'à notre retour à l'auberge.

Les ruines du parc archéologique sont très intéressantes et nous en apprenons beaucoup sur les anciens habitants de la région. Nous continuons à en apprendre sur eux et l'histoire générale de la région, le lendemain, au musée du village.

Nous y trouvons même quelques pétroglyphes bien sympathiques.

1
fév
1
fév
Publié le 12 février 2019

Cafayate se situe au bout de la Quebrada de las Conchas, superbe vallée aride aux reliefs torturés.

Nous arrivons dans ce joli village, connu pour ses vins. Originaire de la région de Salta, le torrontés est le cépage qui fait la renommée des vignobles locaux. Les bodegas en tirent un vin blanc plutôt doux, parfait pour l'apéro ! Les rouges sont également excellents.


Dans le but de vérifier par nous même la qualité de ces vins, c'est à vélo, sous un soleil de plomb, que nous arpentons deux des vignobles du coin.

Nous commençons par la bodega Piattelli, gros domaine à la production importante. Nous avons été séduit par la dégustation, mais la visite nous a parue peu authentique.

Dans l'après midi, nous enchaînons par la bodega familiale et bio Nina. Ici l'authenticité est au rendez-vous, la production est limitée, mais le vin que nous avons dégusté nous a semblé un peu trop jeune.

Ces visites nous ont permis d'avoir un bel aperçu des différentes techniques de production de vin d'altitude dans les Andes.

Le lendemain, pour contenter l'envie de l'un de nous deux, nous visitons une ferme productrice de fromage de chèvre.

Quel bonheur de jouer avec les cabris avant de déguster du bon fromage !

4
fév
4
fév
Publié le 12 février 2019

Pour rejoindre Córdoba en bus depuis Cafayate, il faut changer de bus à San Miguel de Tucuman. C'est ici que fut signé l'acte d'indépendance du pays le 9 juillet 1816. A vrai dire, nous nous contenterons de visiter le terminal de bus, au beau milieu de la nuit du 3 au 4 février, en attendant notre correspondance. C'est ici, le 4 février 2019, que Claudine entamera sa 28ème année, date qui ne marquera sûremrnt pas l'histoire de la ville.

Nous arrivons à Córdoba, deuxième ville du pays, dans la matinée. Le lundi, la ville est un peu endormie donc nous passons la journée à flâner dans les rues.


Mardi, nous partons à Alta Gracia sur la journée. Charmante bourgade bourgeoise au sud de Córdoba, elle abrite une estancia Jésuite du 17ème siècle. En Argentine, les Jésuites ont construit de nombreuses grandes fermes permettant à la fois, de faire travailler, d'évangéliser les populations locales et de nourrir le pays.

Alta Gracia abrite également la demeure d'enfance d'un certain Ernesto Guevara. Celle-ci est aujourd'hui un sympathique petit musée qui retrace la vie du révolutionnaire.

De retour à Cordoba, grande ville universitaire réputée pour sa vie culturelle, nous nous atelons à sa visite. Le quartier Jésuite, centre historique, est assez bien conservé. Les plus vieilles universités du pays, créées par ces derniers, y sont toujours implantées. Nous visitons le musée qui en retrace l'histoire et qui héberge une impressionnante collection de livres anciens.

Un peu plus loin, deux musées se font face.

Le musée Caraffa, héberge des expositions temporaires d'art contemporain. Ces dernières nous ont vraiment plu.

De l'autre coté de la place d'Espagne, le musée des beaux arts abrite une jolie collection d'oeuvres datant du 18eme à nos jours.

En dehors du quartier cool de Güemes, concentré de bars branchés et d'antiquaires, la ville est somme toute assez classique.

8
fév
8
fév
Publié le 12 février 2019

Quand l'avion atterri à Puerto Iguazù, au beau milieu de la jungle, notre première sensation est d'être étouffé par la chaleur.

On se réfugie au frais, ici tout les hôtels ou presque ont la clim et une piscine, en attendant que ça se rafraîchisse.

Le soir venu, la température n'étant plus que de 33°C, nous nous longeons le rio Iguazù jusqu'à atteindre "las 3 fronteras". C'est le point stratégique où le rio en rejoint un autre, marquant ainsi une triple frontière entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay. C'est officiel, nous sommes au bout du monde.

Le lendemain, le réveil sonne à 6h30. Il faut partir tôt pour profiter de la "fraîcheur" matinale. Direction, les chutes d'Iguazu !

Les chutes, à la frontière du Brésil et de l'Argentine, sont au coeur d'un grand parc naturel qui malgré les aménagements touristiques reste bien préservé.

Les premiers à nous accueillir sur le site, sont les charmant coatis. Cousins du raton laveur, ces derniers se sont spécialisé dans le vol à la tire de pic nique. Méfiez-vous !

Nous commençons à faire le circuit inférieur qui doit nous permettre de voir les chutes d'en bas. La première partie du chemin se fait dans la forêt où nous croisons, en plus des coatis, une flopée de français, d'araignées gigantesque (on pense fort à Agnès qui ne supporterait pas la visite) et même un Toucan !

C'est au détour d'un virage que...

Nous nous trouvons devant les plus larges chutes du monde qui s'étendent sur près de 3km. C'est époustouflant ! On est là face un des plus beau spectacle que nous offre la nature.

Au milieu de la matinée nous entamons le circuit supérieur, qui permet de voir les chutes d'en haut. Il est moins impressionnant mais vaut tout de même sacrément le coup d'oeil.

Quand nous terminons les circuits pédestres, il commence à y avoir beaucoup de monde et la chaleur, couplée au taux d'humidité, est à la limite du supportable. Nous rassemblons nos dernières forces pour prendre le petit train jusqu'à la Garganta del Diablo (Gorge du diable), chute la plus impressionnante. Le bruit est ici assourdissant et la puissance des milliers de litres qui se déversent un peu plus bas nous subjugue.

Sur le chemin du retour nous croiserons même un varan (si vous voulez jouer au "où Charlie" version jungle, voici la photo).

C'est ce qu'on appelle un belle journée !

10
fév
10
fév
Publié le 19 février 2019

Avant tout, il nous semble important de vous parler du guide qui nous a accompagné (et bien plus) lors de notre séjour dans la capitale Argentine.

Si vous décidez de vous rendre à Buenos-Aires, sachez qu'il vous sera cependant impossible de bénéficier de ses services. Carla, voyez-vous, n'est pas vraiment guide, elle est d'abord pianiste et copine de longue date avec Claudine.

Raconter les quatre jours passés ici en détail nous paraît fastidieux et serait un peu ennuyeux à lire pour vous. Nous préférons vous partager notre ressenti sur l'atmosphère qui se dégage de la ville.


Commençons donc par San Telmo. San Telmo est un des plus vieux quartiers de Buenos-Aires qui a conservé un bonne partie de son architecture coloniale. Historiquement populaire, il reste authentique. Tout les dimanches s'y tient un grand marché artisanal et d'objets anciens. C'est là que nombre de porteños viennent se balader le weekend. L'ambiance y est très conviviale et détendue.

Les bâtiments officiels se concentrent dans le centre de la ville, autour de la plaza de Mayo et de l'avenue du même nom. La plupart datent du XIXè siècle et ont un style assez "à l'européenne". Tout y est spacieux, ca change assez de San Telmo. Nous commençons à comprendre que Buenos-Aires est une ville de contrastes pleine de surprises.

La Recoleta, fait partie des quartiers chics. Quelques unes des rues qu'il abrite sont d'inspiration parisienne et sont même surnommées "le petit Paris". C'est vrai que nous ne sommes pas très dépaysé en voyant ces immeubles au style haussmannien.

On y trouve également différents palais construits au début du XXème siècle par la grande bourgeoisie porteños. Beaucoup sont aujourd'hui reconvertis en ambassades ou bâtiments officiels. Nous avons pu visiter le Palacio Paz. Ancienne plus grande demeure privée de la ville, elle est construite en 1914 dans un idéal d'architecture et de décoration française. C'est un vrai patchwork de styles allant de la Renaissance au second empire.

Mais la Recoleta est aussi un quartier moderne et héberge un magnifique centre culturel, lieu de vie qui nous permet de visiter un exposition d'art contemporain, de jouer au babyfoot et de boire un verre dans un même endroit.

Palermo est un quartier plus récent, situé au nord de la Recoleta. Il abrite un immense parc, véritable poumon vert de la ville.c'est un plaisir de s'y promener. On y trouve de très belles fleurs, des perroquets, des petits lacs et des pelouses idéales pour boire le traditionnel maté ou y manger de bonnes empenadas.

Juste à côté du parc, Palermo Soho, endroit parfait pour sortir le soir entre bars branchés, brasseries artisanales, boutiques bobos et murs peints. Ambiance animée assurée !

Enfin le dernier quartier que nous avons visité est celui de Puerto Madero. Ancien port de la ville, ses docks ont été revisités pour que des bars et restaurants puissent s'y installer. Depuis peu les porteños les plus aisés y habitent dans des immeubles modernes et luxueux. L'ambiance y est... calme. D'après notre guide et sa maman, ce ne fut pas toujours le cas. Il y a quelques années c'était un quartier hyper à la mode.

Mais Buenos-Aires, ce n'est pas seulement un ville qui se visite. C'est avant tout une ville qui se vit.

Pendant ces quelques jours, nous avons énormément marché. Heureusement, la capitale regorge d'endroits sympas où boire un café et Carla a su nous conseiller les meilleurs. Par exemple, un théâtre reconverti en librairie / café ou encore le très "belle époque" café Tortoni, le plus vieux de la ville.

Nous avons aussi pu visiter le MALBA, musée dédié aux artistes latinos américains et y découvrir le travail du peintre argentin Berni, qui nous a ému.

Autre sortie emblématique : les milongas. C'est ici, que les habitants viennent danser le tango. Nous nous sommes rendus dans une milonga typique, avec des danseurs non professionnel. Le spectacle était incroyable. Nous n'avons pas pris de photos pour respecter l'intimité des danseurs.


Enfin, nous tenons tout particulièrement à remercier Carla pour sa disponibilité, sa sympathie, son accueil et pour nous avoir initié à la cérémonie du maté.

14
fév
14
fév
Publié le 19 février 2019

Nous voici de retour dans les Andes, à Mendoza, grande capitale du vin argentin. La ville a été totalement détruite par un séisme en 1861, c'est pourquoi elle n'a pas un charme fou aujourd'hui. Articulée autour de plusieurs places arborées et d'un grand parc, elle reste toutefois très agréable.


Les vignes sont plantées dès la sortie de la ville et les bodegas les plus emblématiques sont situées dans sa banlieue sud, en particulier à Maipú. Nous en avons visité deux.

La première, la bodega Lopez, est un grand domaine familial crée en 1898. La visite et la dégustation sont gratuites, mais le vin nous a paru un peu jeune. Toutefois, du vin de garde, sûrement meilleur, y est produit.

La seconde, la bodega Giol, est en fait la plus vieille bodega d'Argentine (1896) et la première à taille industrielle du monde. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'un musée qui retrace son histoire, mais cela nous permet de déguster plusieurs très bon vins locaux. Il faudra nous croire sur parole, il nous est impossible d'en ramener !

16
fév
16
fév
Publié le 19 février 2019

Uspallata est un des derniers villages avant la frontière chilienne. Au pied de l'Aconcagua, plus haut somment d'Amérique (6962m), c'est une sorte d'Oasis au milieu d'un désert de montagne rocailleuses.

Les Jésuites s'y étaient installés pour exploiter le minerai présent dans la rivière qui passe non loin. Il reste de cette exploitation les ruines d'un moulin et des fours utilisés pour fondre l'or, l'argent et le zinc. Depuis les années 1950, les fours ont été transformés en un petit musée qui retrace l'histoire locale.

Nous profitons de ce cadre exceptionnel pour faire une randonnée dans les montagnes aux alentours. Nous grimpons le Cerro de la cruz qui surplombe la vallée et offre une vue époustouflante sur les montagnes environnantes avec, en toile de fond, l'Aconcagua. Nous n'étions pas seuls, Bidou 427 nous a accompagné, non sans mal, jusqu'au sommet. Nous y avons même croisé un petit renard gris.

On a beau être à presque 2 000m d'altitude, il fait très chaud. Nous profitons donc d'un après midi où nous avons rien de prévu pour aller tremper nos pieds dans l'eau de la rivière. Là non plus nous ne sommes pas seuls, de nombreux habitants d'Uspallata aiment à venir s'y rafraîchir.

Quoi de mieux pour terminer la partie Argentine du voyage ?

Bien que très différents des deux autres pays visités jusque là, nous avons été très heureux de faire connaissance avec ce grand pays très diversifié et d'une histoire riche. Nous n'avons pu en explorer qu'une infime partie mais sa culture et ses paysages resteront dans nos mémoires. Il nous faudra sûrement revenir pour tracer la route jusqu'à la terre de feu...

18
fév
18
fév
Publié le 28 février 2019

Valparaiso. Son port, ses 42 collines, ses maisons aux murs colorés en ont fait rêver plus d'un... A son âge d'or, au XIXème siècle, les voyageurs du monde entier s'y retrouvaient et nombreux sont les artistes qui ont arpenté ses rue. Aujourd'hui c'est un haut lieu du street art et les touristes y viennent en nombre. Nous avions hâte de la découvrir.

Trop pressés et croyant être arrivés..., nous sommes sortis du bus un arrêt trop tôt, à Vina del mar, cité balnéaire sans âme au bord du Pacifique. Après un petit moment de panique, nous apprenons que nous pouvons rejoindre Valparaiso en métro. Ouf !

Au premier coup d'œil, Valparaiso nous laisse plutôt dubitatifs. La ville basse, par laquelle nous arrivons, est plutôt moche et sale. Des immeubles anciens à l'abandon y cotoient des tours de bétons construites dans les années 60-70, pas vraiment ce que l'on s'imaginait...

Le soir nous arrivons tout de même à trouver refuge au Vinilo, restaurant qui propose des bonnes Ceviches avec un verre de Pisco sour, le tout accompagné du tenancier qui passe des vinyles d'Aretha Franklin. Nous validons et nous sommes plutôt rassuré : la ville est connue pour ses cerros (collines), pas pour sa ville basse, c'est demain que nous en prendrons plein la vue.

Il est encore tôt et le beau temps n'est pas au rendez-vous quand nous partons à l'assaut des cerros Conception et Allegre, les plus célèbres de la ville. Si ces deux quartiers son très colorés et ses murs peints très beaux, on y côtoie aussi la misère. Vers 10h, les lieux branchouilles commencent à ouvrir, l'animation arrive avec son flot de touristes habillés à la dernière mode. Ce monde a vite fait de remplacer les clochards qui dormaient là. C'est vite devenu le paradis du selfi. Nous ne sommes pas vraiment à l'aise avec ça. On se remet en question et on se demande si on veut vraiment faire parti de ce manège et ignorer ce que l'on a vu plus tôt...

Malgré tout, nous prenons quelques belles photos.

Originellement, Valparaiso n'est considérée par le Chili que comme le port de Santiago. Les gens qui s'y installent sont plutôt pauvres et construisent leurs maisons avec les moyens du bord... C'est au XIXème siècle que la ville connait son heure de gloire et qu'un semblant d'urbanisme se met en place. Les bateaux d'Europe sont obligé de faire étape à Valparaiso avant de repartir vers San Francisco. Après l'ouverture du canal de Panama en 1919, le port devient inutile et la ville périclite. En 1990, à la fin de la dictature de Pinochet, les habitants se réapproprient leur ville en peignant de grandes fresques sur les façades de leurs maisons. C'est ce qui marque le renouveau de la cité, aujourd'hui, toujours en transition.

A la recherche de plus d'authenticité, nous partons explorer les autres cerros, moins touristiques. C'est là que le charme opère ! Les murs sont tout aussi colorés que dans la zone touristique mais les auberges de jeunesses laissent place à de vraies habitations, le bar à cocktail est remplacé par un café de quartier... La misère n'a pas disparue mais ici la ville sonne vraie, on comprend ce qui a poussé Pablo Neruda à s'y installer. Nous repartons convaincus du potentiel et de la beauté anarchique de cette ville.

Avec le développement économique du Chili, un des pays les plus riches du continent, l'activité du port a repris. La ville n'a donc pas directement accès à l'océan. Pour aller tremper les pieds nous sommes donc retourné, volontairement cette fois, à Vina del mar.

22
fév
22
fév
Publié le 28 février 2019

Dernière étape de notre voyage : la capitale chilienne.

La première chose que nous voyons de Santiago est le palais de la Moneda, siège du palais présidentiel, tristement célèbre pour avoir été bombardé en 1973 lors du coup d'état de Pinochet contre Salvador Allende. Cette histoire sera le fil conducteur de notre séjour à Santiago du Chili tant elle imprègne le quotidien des habitants.

Sur la plaza de armas, se situe le musée d'histoire. Très intéressant, il nous a toutefois surpris : la période qu'il couvre s'arrête en 1973 sur une pièce forte : la paire de lunettes brisée d'Allende. Rien n'est dit sur la dictature... Nous en apprendrons plus le surlendemain.


Le Chili tout entier se trouvant sur une faille sismique, les tremblements de terres y sont courants. Santiago en a beaucoup souffert. Le nombre de bâtiments historiques en est donc limité. Si quelques bâtisses coloniales subsistent, l'héritage architectural date principalement du XIXème siècle. Par exemple, nous avons pu visiter le marché au poisson et sa charpente en acier ainsi que la splendide bibliothèque nationale.

Dans le quartier animé de Bellavista, nous visitons une des trois maisons du poète et politique communiste Pablo Neruda. Elle fut saccagée par des militants pro Pinochet lors du coup d'état. C'est dans ces ruines que Mathilde, femme de Neruda, et ses amis firent la veillée funèbre du poète quelques jours après l'événement, en plein régime militaire. Mathilde décida par la suite de réhabiliter la demeure devenue lieu de mémoire. On y sent toute l'excentricité de l'auteur et sa passion pour les collections en tout genre.


Bellavista est au pied du Cerro San Cristobal, un des plus grands parcs urbain du monde (2,5 fois Central Parc), accessible en funiculaire. Nous y passons une journée entière, entre balade et détente au bord d'une des deux piscines. Il faut dire, que le cerro est loin d'être le seul écrin de verdure de la ville. Cette dernière est constellée de nombreux parcs arborés apportants une fraîcheur plus que bienvenue.

Dans le centre ville, le cerro Santa Lucia, avec son architecture romantique, permet de faire une pause bucolique au beau milieu des tours de verre.

L'un des moments fort de notre visite s'est fait au musée de la mémoire et des droits humains. Ce dernier est dédié à l'histoire de la dictature de Pinochet (1973-1990). Des exactions militaires jusqu'à la torture, rien n'est laissé sous silence. Un travail important est fait autour du devoir de mémoire avec, notamment, une immense installation photo en homage aux "disparus" du régime.

Le deuxième moment fort se fait lors de la visite au cimetière de la ville où nous nous retrouvons face au monument dédié à Salvador Allende.

Après une semaine passée au Chili, il nous est difficile de faire un retour sur ce pays comme on a pu le faire pour les autres. En effet, nous n'avons visité que ces principales villes. Le Chili nous a semblé riche et moderne, pourtant c'est ici que nous y avons vu le plus de misère. On s'est laissé dire que malgré la richesse de ce dernier les inégalités sont énormes. Avec le recul, nous aurions aimé y passer plus de temps et parcourir l'Atacama et la Patagonie chilienne.

26
fév
26
fév
Publié le 28 février 2019

Depuis le 26 février, nous sommes de retour à Lima pour les deux derniers jours du voyage. La boucle est bouclée.

Au programme : achats de souvenirs et dernières Ceviches.

Un voyageur croisé sur le chemin nous avait dit : "l'Amérique du Sud, c'est le contient des bonnes ondes". Cette phrase résume parfaitement nos deux mois sur les routes andines (et un peu plus). C'est le cœur un peu lourd et des souvenirs plein la tête que nous retournons en France.

Nous espérons que la lecture de nos aventures vous a intéressé, nous avons été ravis d'avoir pu partager cette expérience avec vous.

En prime, on vous laisse une photo de nos maisons d'escargots.


A bientôt.